Pourquoi la sécurité intérieure ne se construit pas par le contrôle
- Catherine Amberny

- 20 janv.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 02false31 GMT+0000 (Coordinated Universal Time)
Il y a des moments où l’on croit que,
si l’on comprenait mieux,
si l’on anticipait davantage,
si l’on se protégeait plus efficacement,
alors on se sentirait enfin en sécurité.
Mais ce soulagement n’arrive pas. Ou seulement brièvement.
Car la sécurité intérieure ne se construit pas là.
Le contrôle : un réflexe ancien
Chercher à contrôler n’est pas un défaut. C’est un réflexe de protection.
Quand quelque chose fait peur, quand l’environnement devient instable, le mental prend les commandes : il analyse, prévoit, surveille, se tend.
Cela peut aider un temps. Mais à force, le corps ne se repose plus.
Il reste en alerte.
Même quand tout va bien.
La sécurité ne se pense pas, elle se ressent
Il y a un moment précis où quelque chose bascule :
C’est quand le corps se pose.
Quand les épaules descendent un peu.
Quand le souffle devient plus large.
Quand le poids du corps est réellement senti, ici, maintenant.
À cet instant, il n’y a rien à défendre. Rien à prévoir. Nous sommes dans la Présence.
La sécurité n’est plus une idée à atteindre. Elle est là, discrète, simple. Elle se vit.
S’ancrer, s'enraciner : un pas vers la sécurité intérieure
On croit parfois que se protéger, c’est se durcir ou mettre une carapace ou encore clore certaines portes.
Mais se fermer, n’apaise pas. Cela isole.
L’ancrage, lui, est différent. Il permet de rester ouvert sans se perdre. D'être relié à soi, la terre.
Quand le corps est habité :
les limites deviennent claires
ce qui m’appartient se distingue de ce qui ne m’appartient pas
la présence remplace la vigilance
Il n’y a plus besoin de lutter contre ce qui traverse.
Le cœur n’a pas besoin d’être fermé pour être protégé
Un cœur fermé fatigue. Il absorbe trop. Il se disperse. Il ne peut pas soutenir votre sécurité intérieure.
Mais un cœur soutenu par le corps devient stable. Il peut accueillir sans se dissoudre. Il peut laisser circuler sans s’oublier. Il peut même recycler les énergies perturbatrices.
La sécurité ne vient pas de la fermeture, mais de cette alliance simple : corps présent et habité, cœur ouvert, attention posée.
Ce qui se transforme quand on cesse de vouloir aller mieux
Dans les espaces que j’accompagne, je vois souvent la même chose.
Quand les personnes cessent de chercher à se corriger, à comprendre, à se défendre…
et qu’elles commencent simplement à se poser en elles : quelque chose s’apaise.
Les tensions se relâchent.
Les émotions trouvent une place juste.
Sans effort.
Sans stratégie.
La sécurité ne se fabrique pas.
Elle se révèle.
Pour aller plus loin
👉 Quand le corps retrouve un appui, quelque chose se calme naturellement à l’intérieur.L’ancrage et la stabilité ne sont pas des idées à comprendre, mais des sensations à vivre.
Sur cette page, je te propose des méditations pour revenir dans le corps, te déposer, et retrouver une base intérieure solide.
Découvrir la page Ancrage et stabilité
👉 Une journée pour explorer cela ensemble
La journée « Se sentir protégé.e et en sécurité » s’inscrit dans cet esprit.
Pas pour apprendre à se protéger du monde, mais pour retrouver un appui intérieur vivant :
s’ancrer dans le corps
se rassembler
reconnaître ses limites
ouvrir le cœur sans fragilité
Ce qui s’y vit n’est pas spectaculaire. Mais c’est souvent durable
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