Et si ton mental n’était pas un problème… mais un précieux allié ?
- Catherine Amberny

- 27 nov. 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 3 jours
À 20 ans, je trouvais mon mental brouillon.
Plus tard, je l’ai trouvé trop bavard. Puis trop inquiet. Puis trop présent.
Et j’ai longtemps cru que quelque chose devait être “corrigé” en moi.
Avec les années, j’ai compris une chose simple et bouleversante :
👉 Ce n’était pas mon mental le problème…
C’était la manière dont je lui parlais, dont je l’écoutais, dont je le laissais prendre toute la place - alors qu’il avait juste besoin d’un rôle clair… et d’un peu d’amour.
✨ Et si le mental n’avait pas à être “calmé”… mais compris ?
On entend souvent qu’il faut « faire taire le mental ». Le calmer, le dépasser, faire le silence.
Mais c’est un combat perdu d’avance.
Car le mental n’est pas un intrus.
C’est une fonction naturelle de l’être humain.
C’est lui qui nous permet de structurer notre pensée, de planifier, d’analyser, de créer, d’imaginer…
Le problème, ce n’est pas qu’il soit là.
C’est qu’il prenne toute la place quand il ne devrait pas.
🔍 Quand le mental prend toute la place
Ce que j’ai observé chez moi (et chez tant de personnes que j’accompagne), c’est ceci :
Il prend le relais quand je suis décentrée.
Il s’emballe quand il sent que je n’écoute plus mes ressentis.
Il s'agite quand je suis dans l’angoisse de bien faire.
Il devient dur quand j’essaie de contrôler au lieu d’accueillir.
Et surtout…Il s’exprime très fort quand il a peur.
Le mental n’est pas contre moi. Il essaie de me protéger.
Mais parfois, comme un enfant inquiet, il en fait trop. Il s’épuise. Et je m’épuise.
💡 Une bascule intérieure : “Je te veux avec moi, mais laisse-moi te guider.”
Le jour où j’ai cessé de combattre mon mental, quelque chose s’est détendu profondément.
J’ai commencé à lui parler autrement.
Je lui ai dit, en moi :
👉 “Je te vois. Tu veux m’aider. Reste près de moi. Mais laisse-moi te guider.”
Et petit à petit, il est devenu ce qu’il aurait toujours dû être : un compagnon.
Un traducteur, un éclaireur, au service du cœur et de la conscience.
🧭 3 clés pour faire de ton mental un allié
Voici trois pistes qui m’aident encore aujourd’hui :
1. Lui donner une mission claire
Le mental adore avoir une tâche précise.
Pose-lui des questions claires comme :
“Aide-moi à organiser cette idée.”
“Comment pourrais-je simplifier cette situation ?”
“Que puis-je apprendre de ce que je vis ?”
Il se sent utile… et il s’apaise.
Et parfois je joue avec lui, il est très créatif. Alors je lui dis "Peux-tu me faire rire s'il te plait? " ou "Trouve juste une activité récréative".
2. Le relier à une boussole plus vaste
Quand je médite, j’inclus mon mental. Je ne cherche pas à l’éteindre.
Je l’invite à se mettre au service de l’écoute intérieure, du souffle, de la sensation.
Et je l’aide à se poser dans un cadre.
Exemple : “Pendant 10 minutes, je te propose juste d’écouter le silence avec moi.”
C’est surprenant, mais ça marche.
🌲 Une histoire vraie : quand j’ai choisi l’aventure au lieu de la peur.
Je me souviens d'une randonnée où je me suis trompée à un embranchement et du coup j'étais un peu perdue. L'inquiétude est survenu et le mental a déroulé tout un tas de possible. J'ai souri et lui ai dit "écoute, je n'ai pas besoin de peur. Je préférerai partir à l'aventure. On y va ?" Et j'ai tracé à travers la forêt hors sentier et cela a été une belle expérience où mon mental a été plus qu'un allié .
3. Lui parler avec douceur, comme à un enfant fidèle mais inquiet
Quand il s’emballe, je ne lui dis plus : “Tais-toi !”
Je lui dis : “Je t’entends. Tu as peur. Mais je suis là. C’est moi qui choisis.”
Et je respire.
“Je pense à Sophie, qui me disait : "J’ai l’impression que mon mental est contre moi."
Et quand elle a commencé à l’écouter autrement, elle a découvert que c’était son meilleur gardien. Un peu trop zélé, mais fidèle jusqu’au bout.
Pour aller plus loin
Si ce que vous venez de lire résonne, c’est peut-être que votre mental ne cherche pas à être contrôlé, mais compris et accompagné autrement.
Sur cette page, je vous propose une approche progressive pour apprendre à observer vos pensées, apaiser le mental et retrouver plus de clarté intérieure, à travers des méditations guidées et des parcours adaptés.
👉 Découvrir la page Apprendre à gérer son mental
Le mental ne se calme pas par le mental.
Tant que le corps ne se sent pas en sécurité, les pensées continuent de tourner, d’analyser, de ressasser.Quand le corps peut enfin se poser, quelque chose se relâche naturellement, et le mental s’apaise de lui-même.
C’est dans cette perspective que je propose régulièrement un atelier d’une journée pour revenir dans le corps, s’enraciner, se déposer, et retrouver une sécurité intérieure réelle - celle qui permet à la clarté de revenir sans effort.
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💬 Et toi ?
As-tu déjà ressenti que ton mental prenait trop de place ?
Qu’est-ce qui t’aide à retrouver la clarté ?
Je serais heureuse de te lire en commentaire si tu veux partager 💗






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