De la peur à l'action

J'ai longtemps eu peur de ne pas être quelqu'un de bien. Voilà, c'était ma peur. Et comme toute peur, elle me ralentissait drôlement.

Et la peur, elle revient souvent en consultation sous de multiples facettes : "J'ai peur de ne pas avoir assez de temps... J'ai peur de continuer à vouloir tout contrôler. J'ai peur de ne pas y arriver. J'ai peur de ne plus être aimée. J'ai peur de l'avenir..."

On a tous peur.

C'est une façon de réagir qui nous vient de la nuit des temps. On a tendance à voir le côté négatif d'un possible en premier.

Et cette peur est utile si nous savons ce qu'elle nous dit et que nous ne restons pas à ce stade là de notre réflexion.

Alors que vous dit la peur?

Elle vous dit généralement ce que vous ne voulez pas, elle peut même vous donner la pire version d'un possible à venir. Et le pire est une information parmi tant d'autres. Une fois que vous avez imaginé le pire, que pensez-vous de ce pire là? Est-il aussi pire que cela? Qui seriez-vous si cela arrivait?

Qui serai -je si je n'étais pas quelqu'un de bien?

Gertrude dit "le pire serait que je trouve un autre travail et que je me noye à nouveau dans le boulot jusqu'à refaire encore un burn-out"

Maintenant que vous avez vu la pire version, que faites-vous de cette peur? Lui donnez-vous toute votre attention, lui donnez-vous raison, la laissez-vous vous éviter de passer à l'action? Et comme Gertrude est-ce que vous procastinez, voire jusqu'à ne plus en dormir la nuit?

Ou tout simplement êtes-vous prêt à la transformer?

Comprenez que lorsque vous avez appréhendé le pire, vous n'avez fait qu'une partie de la réflexion : vous avez vu ce que vous ne voulez pas. Maintenant cherchez ce que vous voulez.

Gertrude me dit : "j'aimerai trouvé un travail où lorsque j'ai fini mes heures, j'ai fini, je n'y pense plus et je peux être disponible pour ma famille. "

On passe donc du pire au mieux et voilà donc deux informations extrêmes :

D'un côté : le pire De l'autre : le mieux

Ce que je ne veux pas Ce que je voudrais

La peur, le pire et Le mieux, l'espoir

On peut prendre l'exemple de :

Je ne suis pas quelqu'un de bien Je suis quelqu'un de bien

Je me noie dans le boulot Je gère mon temps

Je ne vais pas y arriver Je vais y arriver...

Le mieux m'indique la direction que je souhaite prendre. C'est aussi de l'espoir et c'est un premier pas. J'oriente au moins ma pensée vers ce qui me semble important.

Il ne me reste plus qu'à passer à l'action en tenant compte de ces deux informations. Et je peux tout à fait m'aider avec cette série de question:

Alors pour moi, il y avait cette peur de ne pas être quelqu'un de bien qui signifiait le désir d'être quelqu'un de bien. Etait-ce vraiment ce dont j'avais besoin? En réalité en cherchant, j'avais juste besoin de m'accepter et de m'aimer telle que je suis. Etre quelqu'un de bien était juste un leurre de plus, en comparaison d'un hypothétique idéal de moi-même ou encore en référence avec ce que je projetais de ce que devait être ou ne pas être quelqu'un de bien. Une fois que j'ai eu compris que cette peur ne m'était pas utile, je savais ce qu'il me restait à faire. Les possibles s'ouvraient, et j'ai pu passer à l'action.

Et quand est-il pour vous? Etes-vous prêt à travailler sur vos peurs? Ou préférez-vous vous en servir pour grandir?



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