Pourquoi je ne cherche plus à aider en séance (et ce que cela change)
- 1 mars
- 2 min de lecture
Une autre posture d’accompagnement thérapeutique pour laisser l’énergie circuler.
Pendant longtemps, j’ai cru que mon rôle était d’aider.
Aider à comprendre.
Aider à débloquer.Aider à faire circuler.
Aider à aller mieux.
C’était subtil.
Bienveillant.
Mais c’était encore une volonté.
Puis j’ai vu quelque chose.
Un jour, une personne était coupée.
L’énergie ne descendait plus vers la terre.
Tout restait suspendu.
Avant, j’aurais cherché à faire remonter.
À libérer.
À agir.
Cette fois, je n’ai rien fait.
Je lui ai simplement dit :« Tu sens que ça bloque ici ? »
Elle a dit oui.
Je lui ai répondu :« Ne fais rien. Ne cherche pas à débloquer. Reste là. »
Puis je lui ai posé une question très simple :« Est-ce que tu crois qu’il serait juste, pour toi, d’autoriser cet espace à laisser passer l’énergie ? »
Elle a dit oui.
Je l’ai invitée à dire intérieurement :« Si tu veux, maintenant tu peux laisser passer l’énergie. »
Et ensuite, je lui ai demandé de ne toujours rien faire.
Juste observer.
Quand le mental revenait, je la ramenais doucement :« Reste là. »
Peu à peu, elle s’est détendue.
L’énergie a recommencé à descendre.
Puis à remonter.
Je n’avais rien fait.
Et pourtant tout avait changé.
Ce jour-là, j’ai compris quelque chose de très simple :
Vouloir aider crée une tension.
Observer ouvre un espace.
Je ne transforme personne.
Je décris.
Je ralentis.
Je retire la pression de devoir aller mieux.
Et quand la personne cesse de lutter contre ce qui est, la vie retrouve son mouvement.
Ce que je propose aujourd’hui n’est pas une méthode.
Ce n’est pas une technique.
C’est un espace où rien n’est forcé.
Où rien n’est poussé.
Où l’on peut regarder ce qui bloque sans vouloir le corriger.
Plus la personne s’accueille,
plus quelque chose s’ouvre.
Pas parce que je fais.
Pas parce qu’elle fait.
Mais parce que nous cessons d’interférer.
Parce que nous laissons la vie reprendre sa place.

Si cette manière d’accompagner te parle,
si tu ressens le besoin d’un espace où rien n’est forcé,
où tu peux simplement regarder ce qui est là sans chercher à le corriger,
je propose régulièrement un atelier intitulé
Se sentir protégé·e et en sécurité.
Ce n’est pas un atelier pour changer.
C’est un cadre pour te déposer.
Et laisser, toi aussi, la vie reprendre sa place.



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