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Un passé presque parfait

Dernière mise à jour : 9 avr.

Ah, ce passé que nous traînons parfois comme une charrette tellement pleine que nous peinons à avancer libre et joyeux. Alors qu’il pourrait être... Chut, commençons par le début. Il était une fois une jolie entrepreneuse qui pensait avoir eu un passé tellement dur et difficile qu’elle en avait une pleine charrette à tirer. Au point que un jour, lasse, elle crut qu’elle ne pourrait plus avancer d’un seul pas. Sur le chemin, elle me hélà.

  • Hé, me dit-elle fatiguée, comment se fait-il que toi, tu ne tires pas de charrette ? Ce n’est pas possible. Ta vie n’a pas pu être si facile que cela.

  • Oh, oui, je vois ta charrette. D’ailleurs je ne sais même pas comment tu as eu le courage d’arriver jusque-là. Moi, je n’en aurai pas eu la force. En fait, je vais te dire un secret. Un jour, j’en ai eu marre et je l’ai laissé sur le côté ma brouette.

  • Ouh là là. Je ne pourrai pas la laisser là. Elle contient toute ma vie.

  • C’est ce que tu crois, lui dis-je en souriant. Viens, pose ta charrette deux minutes et allons nous asseoir dans la prairie, là-bas.

Comme elle hésitait en regardant sa charrette chargée à ras bord. Je lui ai dit :

  • Mais qui aurait envie de te voler ta charrette. Allez, viens avec mon moi. T’inquiète, tu la retrouveras au retour.

Je lui ai pris la main et nous sommes allées, le pas dansant, nous asseoir sous un bel arbre dans un champ plein de marguerites.

  • Ah, c’est plus simple d’avancer lorsque tu es libre. Comment tu as fait pour la lâcher ta brouette. Et tu l’as laissé où d’ailleurs ?

Là, je l’avoue, j’ai bien ris.

  • Avant de répondre à tes questions, je vais te demander d’imaginer ta vie d’une autre façon. Tu veux bien essayer ?

Alors j’ai continué, tranquille. Vous savez avec ma petite voix douce.


La randonnée

  • Imagine ta vie comme un très long chemin de randonnée qui a commencé le jour de ta conception ou le jour de ta naissance, comme tu préfères. Sur ce chemin, il y a eu des passages difficiles. Parfois, il y a peut-être eu des gros dénivelés, des trous, de la boue, voire une ou deux inondations, des tempêtes, une déviation, un cul-de-sac, peut-être que tu t’es fait une entorse... Mais il y a eu aussi des arcs en ciel, des chemins si doux que tu te sentais portée, des rires, des oiseaux qui voltaient autour de toi, des mûrs succulentes, des brises si douces qu’elles te caressaient… Et encore des moments que tu as oubliés. Est-ce que tu peux te voir avancer et d’ailleurs grandir tout le long de ton chemin ?

  • Hum, hum. Tout à fait. C’est plutôt agréable comme image.

  • Et même si parfois tu t’es sentie fatiguée, tu as réussi à franchir des cols si hauts, descendre des pentes tellement abruptes ou encore trouver des voies inexplorées. Et tu vois où tu en es sur ton chemin aujourd’hui ? Est-ce que tu pourrais être fière d’avoir fait tout ce chemin ?

  • En réalité, oui, je le pourrai. Mais il y a ma charrette. Et là, je ne peux plus la porter, alors je ne vais plus pouvoir continuer.

  • Oui, oui. Mais je n’ai pas fini. Maintenant, dis-moi qu’est-ce que tu as mis dans ta charrette ?

  • Ben, tous les moments difficiles : les montagnes, les trous, les ponts cassés…🌄

  • Ouh là là ! Non, ça n’est pas possible. Ta charrette serait trop petite pour porter même une petite colline, alors une montagne et tout le reste !

  • Attends, alors j’y ai mis toutes mes peines et mes souffrances, mes fatigues, mes colères, mes peurs, mes larmes…

  • Oui, certainement. Alors tu as entrepris de monter un pic avec 1000 mètres de dénivelés, tu as réussi quoiqu’il t’en ait coûté et tu as stocké ta difficulté à la grimper. C’est bien ça ?

  • En quelques sortes oui.

  • Pourtant quand tu fais une randonnée et que tu en as surmonté toutes les difficultés, tu pourrais juste être heureuse de l’avoir faite, de t'être surpasser? Je vais te donner une autre image.



La maison

  • Maintenant, imagine que tout au long de ta vie, tu construis ta propre maison. 🏡 Il y a des briques qui ont été très dures à poser, d’autres c'était tellement simple que tu les as oubliées et d’autres c’était peut-être juste jouissif.

  • Ok.

  • Et dans ta charrette, tu as mis toutes les briques difficiles à poser ? Pourquoi ?

  • Effectivement. Mais non, elles sont posées mes briques. J’ai mis l’image des briques. On pourrait dire que j’ai mis des briques virtuelles dans ma charette!

  • Oui et tu es tellement attachée à ces briques difficiles à poser qui n’ont d’ailleurs rien de négatif puisqu’elles participent toutes à la beauté de ta maison, que tu ne vois pas la perfection de ce que tu as construit et tu n’en profites pas.

  • Oui, mais je fais comment alors ?


Les histoires que je me raconte.

  • Tu arrêtes de te raconter des histoires sur ton passé. Les «je n'aurai pas dû prendre ce chemin, ou ma mère aurait dû, mon père aurait dû, j’aurai pu, il n’aurait pas fallu… » Comment te sentirais-tu si tu ne te racontais plus d’histoires sur ton passé ? Que tu restais juste là à savourer tout le chemin que tu as parcouru et la belle personne que tu as construite au cours des années ?

Elle s’est allongée sur le vert tendre de la prairie et a soupiré.

  • Et si tout de ton passé était juste pour toi pour que tu le vives, en grandisses, devenant sans cesse encore plus celle que tu as envie d’être pour ensuite le partager ?

  • Bon, me dit-elle après un long moment. Il suffit juste de ne plus être attaché à toutes les histoires que nous nous racontons ? Elles sont vécues, elles sont finies. Mais pourtant quand je repense à mon premier mari…

J’ai éclaté de rire.

  • Oui, parce que comme beaucoup de monde, lorsque tu penses au passé, tu as tendance à le revivre, n’est-ce pas ?

  • Comme si j’y étais !

  • Trop forte ! Et bien non. Tu n’y es plus. Tu es là, aujourd’hui, ici et maintenant. Tu peux regarder celle que tu étais, il y a 10 ans. Tu peux la regarder avec bienveillance, compassion, tu peux lui envoyer de l’amour, lui pardonner ou ce dont tu as envie. Mais tu ne t’associes plus avec elle, car tu n’as plus rien à voir avec elle. Tu as tellement grandi entre temps.

  • Pas facile.

  • Allez, je te donne un truc. Une capacité que nous avons. Prête à la développer ?

La ligne de temps

  • Trace une ligne imaginaire qui est à la hauteur de ton thymus juste au-dessus de la poitrine, elle part devant à l’infini et derrière à l’infini et traverse donc ton corps.

  • Visualise un point d’origine cette ligne qui est au centre de ton corps au niveau du thymus et qui représente le moment ici et maintenant.

  • Il n’est pas vraiment immobile ce point, il bouge. Si tu te projettes vers le futur, le point d’origine va vers l’arrière. Si tu te projettes vers le passé, le point d’origine part vers l’avant. C’est ce que nous faisons tous tant que nous ne maîtrisons pas cette ligne de temps. Maintenant verrouille ou ancre le point d’origine au centre de ton corps pour qu’il ne bouge pas, le temps que tu t’entraînes.

  • Comment ?

  • Décide-le. L'intention peut suffire. Et maintenant, repense à ton histoire que tu te racontais sur ton premier mari et surtout le point d’origine reste immobile.

  • Effectivement je ne revis pas mon histoire mais je vois la jeune femme que j’étais et elle m’émeut.

  • Génial. Et là tu as du pouvoir pour changer toute ta conception de ton passé et aller aider celle que tu as été. Teste!

Un petit plus sur la ligne de temps pour les praticiens Reiki ou énergéticiens. J'aime bien vous donner des pistes pour avancer 😘

  • Elle est perpendiculaire à la ligne hara ou ligne d'intention verticale

  • Elle est aussi perpendiculaire à la ligne d'action qui est elle également horizontale et qui passe sous les bras si ceux ci sont en croix à la hauteur des épaules

  • Elles se croisent toutes les 3 au niveau du thymus.

  • Vous pouvez les centrer toutes les trois et ancrer ce travail avec le symbole CKR ou juste avec votre intention.

Et vous pouvez aussi suivre la méditation guidée "Alignement en 3 D". Et si vous avez des questions, vous pouvez m'écrire juste en dessous.


Cette histoire que je raconte est inspirée d'une vraie conversation. La personne avec laquelle je l'ai vécue il y a quelques années s'est reconnue en lisant ce post. Voilà son retour :


A la suite de la parution de cet article, Véronique à réagit et m'a écrit :

"Avec le recul, trop drôle cet échange.

Je n’oublierais jamais…

Merci, mille fois mercis ma chère Âme Soeur pour ta patience et ta bienveillance. Véronique."




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